#AuxSons is a collaborative, militant and solidary web media
Capture D’écran 2021 04 08 À 15.57.25

Al Akhareen en concert à La Flèche d’Or pour les 10 ans du soulèvement syrien

Pour les 10 ans du sou­lè­ve­ment en Syrie, contre l’impunité des crimes contre l‘Humanité com­mis par le régime de Bachar Al Assad, et en soli­da­ri­té avec les Syriens, l’As­so­cia­tion Revivre et Amnes­ty Inter­na­tio­nal ont orga­ni­sé le concert d’Al Akha­reen à La Flèche d’Or le 21 mars, dont la cap­ta­tion est visible en ligne.

Avant le concert, des prises de paroles ont per­mis de contex­tua­li­ser la situa­tion en Syrie et son évo­lu­tion dra­ma­tique depuis 10 ans, avec les inter­ven­tions de Michel Mor­zière (Asso­cia­tion Revivre), Mah­moud (réfu­gié syrien), Anne Hidal­go (Maire de Paris), Cécile Cou­driou (Amnes­ty inter­na­tio­nal), Michel Tubia­na (Ligue des droits de l’homme), Mon­sei­gneur Gaillot, Naïs­sam Jalal, Dr. Raphaël Pit­ty (UOSSM), les enfants de Pal­myre et de l’é­cole des Aman­diers (20è arr. Paris).

 

Al Akha­reen, hom­mage à l’altérité

Osloob est pales­ti­nien, né dans un camp de réfu­giés au Liban. Naïs­sam Jalal est fille d’immigrés syriens née en France : « lui Pales­ti­nien là-bas, moi Arabe ici. Nous avons dû faire face au rejet de socié­tés qui, de dif­fé­rentes manières, refusent notre pré­sence et notre exis­tence en leur sein. » dit-elle. D’où le nom du groupe, Al Akha­reen, qui signi­fie “les autres” en arabe.

Ils ont com­men­cé par jouer en duo : Osloob aux machines et à la voix/beatbox, et Naïs­sam Jalal aux flûtes. Leur pre­mier concert a eu lieu à l’Attiéké à Saint Denis, un squatt aujourd’hui déman­te­lé. Au bout d’un an et quelques concerts, Osloob a sou­hai­té se concen­trer sur la voix et le beat­box et c’est ain­si que le duo s’est trans­for­mé en trio avec aux pla­tines DJ Jun­kaz Lou.

Tous les textes des mor­ceaux inter­pré­tés lors de cette soi­rée sont d’Os­loob. “Mlafa7 Bl 7ata” signi­fie “Enrou­lé Dans Mon Kef­fieh” en arabe. « Une nuit mariage, une nuit bom­bar­de­ment, une nuit on sème les graines, une nuit tout explose ». Naïs­sam Jalal explique : « Dans ce texte, Osloob parle de gens qui n’habitent pas si loin que ça, en Syrie, en Irak, au Yemen, en Pales­tine, en Libye. Il parle de leur quo­ti­dien dans la guerre, dans les explo­sions, dans cette vie incer­taine, et en même temps de cette capa­ci­té à conti­nuer à vivre, conti­nuer à se marier, conti­nuer à semer les graines de demain. »

May Mal­ha”, qui signi­fie “L’Eau Salée” en arabe, « raconte l’histoire d’une de ces per­sonnes qui décident de prendre la mer, dans des embar­ca­tions qui sou­vent ne sont pas faites pour tra­ver­ser la Médi­ter­ra­née, et qui fina­le­ment n’arrivent pas au bout du voyage, parce que l’eau s’infiltre dans le bateau et que rien ne peut l’arrêter. »

Et à Naïs­sam Jalal de conclure : « On est très heu­reux d’a­voir pu par­ti­ci­per à la com­mé­mo­ra­tion des 10 ans de la révo­lu­tion syrienne, pour nous c’est très impor­tant. C’est une révo­lu­tion qui nous a appor­té beau­coup d’en­thou­siasme, beau­coup de rêve, beau­coup d’es­poir. On ne lâche rien, on est avec eux de tout cœur, et on espère que vous aus­si, parce que fina­le­ment la soli­da­ri­té c’est tout ce qu’il nous reste. »

 

L’As­so­cia­tion Revivre accom­pagne les réfu­giés syriens en France

Revivre est une asso­cia­tion huma­ni­taire indé­pen­dante créée en 2004. Elle regroupe des Syriens et des Fran­çais lut­tant pour la réha­bi­li­ta­tion des anciens déte­nus d’opinion en Syrie et l’aide aux vic­times de la répres­sion. Depuis mars 2011, la situa­tion excep­tion­nel­le­ment grave en Syrie a eu des consé­quences sur l’évolution des actions de soli­da­ri­té de Revivre. 

Avec l’appui du Réseau Euro­med et la Mai­rie du 20 Arron­dis­se­ment, Revivre a mis en place une per­ma­nence pour les réfu­giés syriens en France. Revivre contri­bue aux actions d’information sur la situa­tion des droits de l’Homme en Syrie, et sou­tient maté­riel­le­ment les vic­times des vio­la­tions des droits de l’Homme dans ce pays. 

 

La Flèche d’Or, un lieu socio-cultu­rel mili­tant et solidaire

Le concert a été accueilli par La Flèche d’Or, lieu his­to­rique du 20e arron­dis­se­ment de Paris, qui depuis 2020 a été réin­ves­ti par un col­lec­tif de col­lec­tifs pour en faire un lieu socio-cultu­rel mili­tant et soli­daire. La Flèche d’Or est un espace de res­pi­ra­tion mis à dis­po­si­tion de celles et ceux qui en ont besoin pour construire, faire connaître ou ren­for­cer leurs luttes. La pro­gram­ma­tion y est construite col­lec­ti­ve­ment pour accueillir des ini­tia­tives por­tées par des habi­tantes et habi­tants du quar­tier et par des groupes mino­ri­sés. La Flèche d’Or n’est pas seule­ment un lieu cultu­rel, mais bien un lieu de soli­da­ri­té ancré au cœur d’un quar­tier his­to­ri­que­ment mili­tant et soli­daire. Y sont orga­ni­sées des col­lectes et dis­tri­bu­tions de den­rées ali­men­taires ou pro­duits d’hygiène et sa cui­sine est dédiée à l’animation d’une can­tine populaire.

 

 

Please choose how you want to receive news from our online media platform #AuxSons by Zone Franche
You can use the unsubscribe link included in the newsletter at any time. Learn more about managing your data and your rights.