Sofiane Saidi

Sofiane Sai­di est un res­ca­pé de la vague World Music des années 90.
Ou plu­tôt un vain­queur comme on dit pour les navi­ga­teurs, un gars qui mal­gré les tem­pêtes et les escro­que­ries de l’armateur qui a men­ti sur la qua­li­té du bois uti­li­sé pour la coque du bateau, conti­nue la tra­ver­sée et arrive à bon port.
Il vient du fief des frères Zer­gui qu’il trace de mariage en mariage, le nez au vent de Sidi Bel Abbes pour savoir où ça joue, en se rap­pro­chant chaque soir du podium pour écou­ter mieux et fina­le­ment prendre le micro.
A 15 ans, il chante dans les clubs mythiques d’Oran : les Anda­louses, le Dau­phin, où se pro­duisent les stars Ben­che­net, Has­ni, Fethi, Mar­saoui.
Fuyant le FIS et la ter­reur en Algé­rie, Sofiane a 17 ans quand il arrive à Paris.

En Europe, Sofiane mène sa voix, sa science et le tarab qu’il a appri­voi­sé, dans les milieux hypes, entre jazz et trip hop, d’une nou­velle géné­ra­tion qui fusionne les bons sons (Boyan Z, Smadj, Tim Whe­lan, Nata­cha Atlas).
Le tarab, c’est l’agitation des émo­tions vers l’extase, c’est l’ivresse, une alchi­mie de timbre, d’émotion, de nuance, de dic­tion, de groove.

Sa col­la­bo­ra­tion avec Acid Arab et Ken­zi Bour­ras, sor­tie dans l’album « Musiques de France »chez Cram­med Discs, donne El Hafla : la Fête.

Sofiane Sai­di, sor­ti vain­queur, c’est à dire vivant, des laby­rinthes de la World Music, des tem­pêtes estam­pillées prin­temps arabes, sor­ti intact des machines à pro­duire des cli­chés, spé­cia­le­ment quand on parle du Magh­reb, prince du Raï 2.0, réénonce cette véri­té imbat­table : la fête, la musique, la pro­fon­deur, la proxi­mi­té, la fra­ter­ni­té, la beau­té immense et la magie de l’âme algé­rienne.

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