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23 November 2021
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By Ahamada Smis
#119
Playlist de Ahamada Smis
#119

Hip-Hop, Soul, saveurs essentielles de l’Ocean Indien et héros de la conscience musicale noire Ahamada Smis, le plus comorien des Soulmen de la planète Marseille, nous offre dans sa playlist #AuxSons un aperçu brillant de ses influences éclectiques.

 

1. Zaïnaba Ahmed - Nganihulélo

« Zaïnaba Ahmed est l’une grandes voix des musiques traditionnelles des Comores. “Nganihulélo” est une berceuse, où une mère chante à son enfant “Mon enfant je t’élève pour qu’à ton tour tu  puisses m’élever un jour…” Je me suis inspiré de cette chanson pour réaliser le titre du même nom extrait de mon album “Afrosoul” (Colombe Records 2018) dans laquelle je parle de la transmission entre les générations. »

 

2. Bi Kidude - Mhogo Wa Djang’ Ombé

« Une immense étoile de la musique twarab de Zanzibar, inspirée d’une autre grande diva de la musique zanzibarite Siti Binti Sandi qui a notamment écrit et chanté les plus grands classique de Zanzibar comme “Alaïti”. “Mhogo Wa Djang ‘Ombé” est une chanson composée par une autre icône de Zanzibar Issa Matona qui est entre autre le père du multi-instrumentiste Mohamed Issa Matona qui a hérité de ce patrimoine musical et m’a accompagné pendant plus de trois ans dans mon trio Origines. »

 

3. Saîf El Watoine - Sikitriko 

« Ceux et celles qui ont pu écouté le titre “Pousse Pousse” extrait de mon album “Afrosoul” peuvent reconnaître le sample extrait de cette chanson. C’est un groupe de twarab issu de l’île d’Anjouan dans l’archipel des Comores. “Sikitriko” est une chanson remplie d’émotion et de nostalgie qui m’emporte très loin. »

 

4. Dead Price - School

« L’album “Let’s Fet Free” est l’un de mes albums hip-hop de référence, que ce soit au niveau des flow, du mixage, de l’ouverture musicale, et de l’utilisation des choeurs. J’ai écris beaucoup de textes en écoutant cet album en boucle. Et le titre “School” me parle énormément. Nous avons mixé certains de mes albums en se servant de cet album comme base de référence. »

 

5. Meryl - Béni

« Cette rappeuse d’origine antillaise, issue de la nouvelle scène hip-hop dancehall, reggae, ragga, m’a touché à la première écoute de ce titre. Depuis la sortie du clip, elle a rencontré le succès ! Elle le mérite bien! »

 

6. Sade - No Ordinary Love

« Extrait du “Love De Luxe” de Sade que j’ai écouté en boucle, je ne saurais dire combien de fois.  Cet album a parfois tourné chez moi non stop du matin jusqu’au bout de la nuit, parfois même jusqu’au petit matin. Quand on aime on ne compte pas. Je suis un grand fan de Sade depuis toujours (ça remonte à l’école primaire je crois). »

 

7. The Roots feat Erikah Badu - You Got Me 

« Un titre envoutant rythmiquement, au niveau du flow du rap et du chant, un bijou. J’ai dû acheter le vinyle à deux reprises quand j’aimais jouer le DJ Smis pour mes amis. »

 

8. Bob Marley - Natural Mystic

« J’ai connu Bob Marley dans mon enfance aux Comores. J’ai été marqué par sa mort. Ce jour-là dans mon village, dans toutes les maisons qui possédaient un tourne-disque, sa musique résonnait pour lui rendre hommage. J’ai connu la chanson “Natural Mystic” dans une période où je naviguais entre hip-hop party, soundsytem et les soirées roots. Je me retrouvais aisément dans la mystique naturelle de Bob Marley. »

 

9. Lucky Dube - Slave

« Lucky Dube est pour moi le Bob Marley africain. Un artiste engagé qui nous a malheureusement, lui aussi, quitté trop jeune. J’ai eu la chance de voir ce chanteur sud-africain en tournée à Marseille et d’écouter ce titre en live. Un moment de communion dans mes souvenirs ! »

 

10. Soubi et Boina Riziki - Kabwa Za Kopwa

« Les deux icônes des musiques traditionnelles des Comores. Ces deux natifs de l’île de Moheli ont été les premiers à mettre en avant les instruments traditionnels de l’archipel des Comores à savoir le dzenzé (petite harpe artisanal) et le gaboussi (petit luth artisanal d’origine yéménite) avec lesquels je compose mes chansons aujourd’hui. Je les ai souvent écouté sur disque avant d’avoir la chance de collaborer avec Soubi sur mon album “Origines”, enregistré dans l’océan Indien et sorti en 2013. Soubi a fait parti du trio Origines que nous formions avec le multi-instrumentiste zanzibarien Mohamed Issa Matona. Nous aimions chanter ensemble “Kabwa Za Kopwa” sur scène. »

Ahamada Smis

Ahamada Studio En L'air Cr Pauline Garraud

Né dans la culture hip-hop, dès le début des années 90, Ahamada Smis se l’est approprié en y ajoutant le fruit de sa quête vers ses racines comoriennes et africaines.

Après des aventures collectives et en se formant au métier d’ingénieur du son, le slameur crée son propre label, Colombe Records en 2002. Single et Ep précèdent son premier album Etre en 2010 qui reflète ses amours pour le jazz, la soul, le blues et le hip hop et les battements de son cœur africain.

En 2011, suite à une série de résidence dans l’Océan Indien Origine voit le jour en 2013. Ce cocktail de poésie urbaine et d’afro-ngoma acoustique est la pierre angulaire de son parcours. Il le présente en France et aux Comores entouré de compatriotes et décroche un coup de cœur Charles Cros.

En 2016, Afrosoul renoue avec son passé hip-hop. Prises de positions politiques et poésie urbaine sont portées par des samples chargés de la puissance des musiques de l’Océan Indien.

Avec Air, Ahamada devient pleinement chanteur Il réunit des rythmes de ses racines, tisse de chatoyantes mélodies de des vers méticuleux chargés de messages apaisants ou de constats sans concession. Il chante et joue au luth gaboussi et à la harpe dzenzé en compagnie d’orfèvres : Hervé Samb (guitare), Mfougoulie Ibrahim (percussions) Reggie Washington (basse) et Ulrich Edorh (batterie et mix). Air est un témoignage convaincant de l’irrésistible évolution d’Ahamada Smis.

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