15 octobre 2020
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Par Blundetto
#60
Playlist de Blundetto
#60

« Depuis une ving­taine d’années, l’ultra-connexion du monde a explo­sé. Les musiques du monde sont alors deve­nues une bande-son aus­si bien glo­ba­li­sée et stan­dar­di­sée qu’incroyablement diver­si­fiée, col­la­bo­ra­tive et en constante muta­tion, une bande-son se réfé­rant tou­jours à la source de son his­toire et de ses tra­di­tions, désor­mais uni­ver­sel­le­ment acces­sibles. 

Dans cette « sono mon­diale » bouillon­nante et sans limite, le métier de pro­gram­ma­teur radio que j’exerce depuis la pré­his­toire de cette ultra-connexion, c’est à dire les années 90,  se voit enri­chi de nou­veaux ter­rains de jeux et de la pro­messe sans cesse renou­ve­lée de décou­verte de nou­veau­tés ou de tré­sors cachés. Et c’est tant mieux, car pour ce que je consi­dère comme mon deuxième métier, arti­san pro­duc­teur, c’est une source inta­ris­sable d’échange, d’inspiration et de conten­te­ment. 

Cette play­list en est un témoin : tous les styles comme les époques s’y croisent, le reg­gae est pro­duit à New York, Brest ou Tours, une espa­gnole chante en fran­çais sur un son soul 70’s, Street Rap et Smooth Jazz de croo­ner s’en­tre­lacent, des enfants danois convoquent les Kalim­bas, et les gui­tares des frères Dia­ba­té nous pro­mènent en Anda­lou­sie…

Bon voyage. »

 

1. Liam Bai­ley – White Light

2. Lizette & Que­vin – Now It’s your turn to sing 

3. Bol­dy James – Monte Cris­to

4. Stand High Patrol – Sai­ling In rough Seas

5. Biga Ranx – Mexi­co

6. Jea­nette – L’Amour Joue Au Vio­lon

7. Pachy­man – Fruit Bas­ket

8. Lotte Kærså & Græsrød­derne – Prøv Og Gør Li’­Som Jeg

9. Lucho Azcar­ra­ga y Su Conjun­to – Tam­bo­ri­tos Pana­meños

10. Les frères Dia­bate – N’Fa   

Blundetto

© Photo Presse Blundetto Slow Dance

Son pseu­do héri­té des Sopra­no avait-il fini par lui atti­rer des ennuis ? Son pas­sé musi­cal l’avait-il rat­tra­pé ? Cette pro­po­si­tion reçue par Blun­det­to avait pour­tant des airs, au mieux d’un canu­lar, au pire d’un guet-apens.

En fait, ni l’un ni l’autre. Juste un deal musi­cal tout ce qu’il y a de plus sérieux…

Car, à La Creme Gar­cia Club, cercle pri­vé de fumeurs aver­tis Bar­ce­lo­nais, Blun­det­to était en rota­tion lourde dans les play­lists. Si lourde que ces gens de déci­dé­ment bon goût à l’activité légale de ce côté des Pyré­nées mais inter­dite de béné­fices, eurent l’idée de deve­nir les par­te­naires pri­vi­lé­giés d’un nou­vel album. Sans droit de regard, sans inter­ven­tion dans l’artistique, mais avec un seul mot d’ordre : que Blun­det­to reviennent à ses pre­mières amoures de sono mon­diale.

Que le résul­tat soit un voyage en sté­réo illus­tré par l’artwork de Mos­sy Giant, un trip à tra­vers le monde sans quit­ter son cana­pé. 

Une pro­po­si­tion qu’on ne peut pas refu­ser…

Dix ans étaient pas­sés depuis Bad Bad Things, c’était là l’occasion de fêter cette décen­nie en réani­mant son état d’esprit. Celui qui brasse les col­la­bo­ra­tions, les ambiances et les styles. Exi­lé au vert, en autar­cie musi­cale depuis plu­sieurs albums, Blun­det­to s’est donc remis au rythme de la vie cita­dine et des stu­dios. A bou­le­ver­sé son mode de fonc­tion­ne­ment, ouvert son réper­toire et invi­té proches et amis sur ces nou­veaux titres qu’il avait pen­sés pour eux.

Le cercle des intimes déjà pré­sents sur Bad Bad Things (Blun­det­to, Hin­di Zah­ra, Gene­ral Elec­tric, Chi­co Mann) s’est élar­gi aux com­plices régu­liers (Biga Ranx) pour s’étendre vers des artistes avec les­quels Blun­det­to se sen­tait en évi­dente connexion (Crime Apple, Leo­nar­do Marques). Gui­dés par cette feuille de route écrite par Blun­det­to, tous se sont suc­cé­dés pour poser leurs cou­leurs et dif­fu­ser leur âme musi­cale le temps de quelques minutes. Emprun­ter la direc­tion du Bré­sil, de l’Afrique ou de l’Amérique Latine, s’étourdir dans les fumées Jamaï­caines, s’ébrécher sur les angles saillants du hip hop.

S’en­gouf­frer dans les nou­veaux accès ouverts par les arran­ge­ments de Clé­ment Petit, désor­mais plus sophis­ti­qués que ceux sur les­quels Blun­det­to à l’habitude d’évoluer, de ceux capables d’apporter une dimen­sion orches­trale faites de cordes et de cuivres. Ouver­ture directe sur les émo­tions, géné­ra­teur spon­ta­né d’images pour accom­pa­gner la bande son par le sceau de pro­duc­teur de Bla­ck­joy.

Quelque soit l’orientation, cha­cun des invi­tés devient une pièce à la fois unique et essen­tielle d’un ensemble dont Blun­det­to reste le fil rouge. A la fois le ciment et le ver­nis final d’une mosaïque musi­cale nom­mée Good Good Things.

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