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Songlines Music Awards 2021 : Liraz, Ayom, Siti Muharam, Jake Blount, Damir Imamović, Khusugtun & Bab L’ Bluz

Cette année la céré­mo­nie des Son­glines Music Awards se déroule vir­tuel­le­ment, elle est visible en strea­ming dimanche 12 décembre à 19.00. Pré­sen­tée par Cerys Mat­thews, la céré­mo­nie a pré­sen­té cha­cun des artistes nom­més dans les neuf caté­go­ries, ain­si que les gagnants, qui avaient déjà été dévoilés.

S’a­joutent des per­for­mances des lau­réats de l’an­née avec Ayom, Jake Blount, Bab L’ Bluz, Damir Ima­mo­vić, Khu­sug­tun, Liraz et Siti Muharam.

La céré­mo­nie a aus­si été l’oc­ca­sion d’an­non­cer les lau­réats des sec­tions « New­co­mers » (« Espoirs ») et « World Pio­neer » (« Pion­niers ») qui n’a­vaient pas encore été révé­lés : Alost­men et Oma­ra Poruondo !

La céré­mo­nie peut être vision­née ici, sur Face­book ou sur You­Tube.

Meilleur Artiste - Liraz

Liraz est issue d’une famille juive-ira­nienne basée en Israël depuis les années 70. Son oeuvre est ins­pi­rée par la musique ira­nienne de l’ère pré-révo­lu­tion­naire. Elle fusionne des ins­tru­ments tra­di­tion­nels au rock, à la pop ou à l’élec­tro. Son pre­mier album Naz est paru en 2018, et deux ans plus tard elle plonge encore plus en pro­fon­deur dans le riche héri­tage de la musique per­sanne avec Zan (qui signi­fie « femmes » en per­san). Le réper­toire de l’al­bum est varié : des poèmes Rumi mis en musique, des ber­ceuses tra­di­tion­nelles, ou des mor­ceaux par­faits pour le dance floor. L’al­bum est enri­chi par des col­la­bo­ra­tions secrètes avec beau­coup de musi­ciens et musi­ciennes ira­niens qui ont du res­ter ano­nymes du fait des dif­fé­rents poli­tiques entre l’I­ran et Israel.

 

Meilleur Groupe - Ayom

Les membres d’Ayom viennent d’An­go­la, du Bré­sil, de Grèce et d’I­ta­lie. La chan­teuse et per­cus­sion­niste Jabu Morales a quit­té son Bré­sil natal en 2011 pour s’installer à Bar­ce­lone sans jamais lais­ser de côté la musique can­dom­blé afro-bré­si­lienne. Le groupe nait de sa ren­contre avec l’accordéoniste ita­lien Alber­to Becuc­ci et Timo­teo Gri­gna­ni, per­cus­sio­niste ayant gran­dit en Grèce. Ils sont bien­tôt rejoints par le per­cus­sion­niste ango­lais Wal­ter Mar­tins, le bas­siste por­tu­gais-ango­lais Fran­ces­co Valente et le gui­ta­riste por­tu­gais-ango­lais Ricar­do Quin­tei­ra. Leur musique mêle les musiques folk du Bré­sil, du Cap Vert de l’Angola et d’ailleurs, reliées par la connec­tion afro-luso­phone et une pointe de saveurs Méditerranéennes.

 

Afrique - Siti Muharam

Il y a plus de 90 ans, l’arrière grand-mère de Siti Muha­ram - Siti Bin­ti Saad - devient la pre­mière chan­teuse Est-Afri­caine à enre­gis­trer de la musique. Figure légen­daire à l’esprit rebel, Saad a sor­ti le taa­rab (et son mix d’influences arabes, swa­hi­li et indiennes) hors du palais du sul­tan pour en faire le son popu­laire de Zan­zi­bar. 70 ans après sa mort, le joueur de oud Moha­med Issa Mato­na retrouve sa petite-fille Siti Muha­ram à la voix d’or et ils créent ensemble un album pour redon­ner vie au réper­toire de Saad et mettre en lumière les talents cachés de Zanzibar.

En savoir plus sur Siti Bin­ti Saad et sur les femmes dans la musique de Zanzibar.

 

Amériques - Jake Blount

L’album Spi­der Tales du vio­lo­niste et joueur de ban­jo afro-amé­ri­cain Jake Blount aborde les thèmes de la dis­cri­mi­na­tion, des inéga­li­tés et de la retri­bu­tion. Alors que son par­cours musi­cal com­mence dans des groupes punk et métal, le meurtre de Tray­von Mar­tin en 2012 le choque pro­fon­dé­ment et l’incite à par­tir à la recherche de la musique de ses ancêtres esclaves (sa famille vient de Vir­gi­nie où ses ancêtres furent esclaves dans les plan­ta­tions). C’est alors qu’il découvre les racines afro-amé­ri­caines du ban­jo des Appa­laches et des com­po­si­tions au vio­lon, et décide de s’en empa­rer pour leur rendre hom­mage et les magnifier.

En savoir plus sur les racines afro-amé­ri­caines de la musique coun­try et du banjo.

 

Asie - Khusugtun

Les six musi­ciens de Khu­sug­tun se sont ren­con­trés à l’Ensemble Natio­nal Aca­dé­mique de Mon­go­lie, unis par un inté­rêt pour le khöö­mii. Der­rière l’arrangeur et com­po­si­teur Ariun­bold Dash­dorj, le groupe mêle ce réper­toire tra­di­tion­nel à la poly­pho­nie occi­den­tale et l’offre à connaître au plus grand nombre.

En savoir plus sur le chant khöö­mii.

 

Europe - Damir Imamović

Damir Ima­mo­vić vient d’une famille de musi­ciens de Bos­nie-Her­zé­go­vine du réper­toire tra­di­tion­nel sev­dah. Son père Zaim Ima­mo­vić était un musi­cien de folk bos­nienne célèbre dans les années 40 et son père Nedžad Ima­mo­vić est pro­duc­teur, chan­teur et auteur. Damir nait en 1978 et passe son ado­les­cence sous le siège de Sara­je­vo où il apprend la gui­tare et le saz avec des maîtres sev­dah. Son der­nier album com­bien des clas­sique sev­dah et des com­po­si­tions originales.

 

Fusion - Bab L’Bluz

Comme le dit la chan­teuse Yous­ra Man­sour au maga­zine Son­glines : « Nous sommes avant tout un groupe de rock ! » Le groupe fran­co-maro­cain com­bine des loops gna­wa hyp­no­tiques à de la funk jouée sur ins­tru­ments tra­di­tion­nels (awi­cha et gim­bri). Le chaa­bi maro­cain est rehaus­sé de trance contem­po­raine et de psych groove du 21 siècle. Des influences vastes et variées pour le groupe com­po­sé du joueur de gim­bri fran­çais Brice Bot­tin, du flû­tiste Jérôme Bar­tho­lo­mé et du bat­teur Hafid Zouaoui der­rière de la chan­teuse Yous­ra Man­sour dont les hymnes à la liber­té sont chan­tés en darija.

 

 

« Newcomers » (« Espoirs ») : Alostmen

 

A la fin des années 2000, Ste­vo Atam­bire vit dans les rues d’Ac­cra au Gha­na depuis 6 ans lors­qu’il ren­contre Wan­lov the Kubo­lor (membre du duo FOKN Bois avec M3nsa Ansah). Atam­bire est alors un tout jeune adulte, mais sa maî­trise du kolo­go - un lute à deux chordes du peuple Fra­fra du Nord Gha­na - cap­tive déjà Wan­lov et ils cola­borent régulièrement.

La musique kolo­go est tra­di­tion­nel­le­ment jouée pen­dant les funé­railles, les céré­mo­nies qui nomment les nou­veaux nés ou d’autres regrou­pe­ments. Tels des griots, les per­for­meurs y racontent des his­toires et font pas­ser des mes­sages : on y relaie des pro­verbes, on encou­rage à l’u­ni­té et au déve­lop­pe­ment, on main­tient les héri­tages des ancêtres en vie.

 

 

 

« World Pioneer » (« Pionniers ») :  Omara Poruondo

Vété­rane du Bue­na Vis­ta Social Club, Oma­ra est aujourd’­hui agée de 90 ans. Au moment de la Révo­lu­tion cubaine, Oma­ra vient tout juste d’en­re­gis­trer son pre­mier album Magia Negra. Sa soeur et leur amie Celia Cruz quittent l’île pour les Etats-Unis, mais Oma­ra reste. Depuis elle a chan­té avec tous les grands noms de la musique cubaine de Chu­cho Val­dés à Los Van Van.

https://​www​.son​glines​.co​.uk/​a​w​a​r​d​s​/​2​021

 

 

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