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Le Niger célèbre “Taya Day” en hommage à un des pionniers de la musique moderne nigérienne

Le nou­veau bureau exé­cu­tif de l’Association Natio­nale des Auteurs Com­po­si­teurs et Inter­prètes et des Métiersde la Musique (ANACIMM) a com­mé­mo­ré le 23 Août à Nia­mey le 32èmeanni­ver­saire du décès de l’artiste, com­po­si­teur, arran­geur, chan­teur nigé­rien, Maï Man­ga Taya plus connu sous le nom de Elhadj Taya. Né en 1951 et décé­dé le 23 Août 1988, Elhadj Taya qui fut le pre­mier pré­sident de l’ANACIMM, reste une réfé­rence de la musique moderne nigé­rienne, dont il est un des  pionniers.

Des prières pour le repos de l’âme du défunt artiste ; des témoi­gnages d’a­mis, com­pa­gnons et membres de l’Association Natio­nale des Auteurs Com­po­si­teurs et Inter­prètes de la Musique Moderne (ANACIMM); et des pres­ta­tions musi­cales ont ponc­tué la céré­mo­nie d’hommage à Elhadj Taya, dans l’enceinte du Centre de For­ma­tion et de Pro­mo­tion Musi­cale qui porte son nom. À cette occa­sion, le par­cours de Elhadj Taya a été rap­pe­lé depuis l’école nor­male de Zin­der où il a sui­vi la for­ma­tion d’instituteur, jusqu’à la créa­tion de l’orchestre « Inter­na­tio­nal de la Capi­tale », en pas­sant les orchestres « Ambas­sa­deurs », « Cara­vane ». C’est avec l’orchestre « Inter­na­tio­nal de la Capi­tale » qu’il rem­por­ta le pre­mier prix de la pre­mière édi­tion du concours de musique moderne dénom­mé Prix Dan Gour­mou en 1986.  Matal Malam dont on se sou­vient encore et d’autres titres de son réper­toire ont été repris par les artistes lors de cette céré­mo­nie d’hommage.

 

 

« Il s’agit de rendre hom­mage à un fils, une icône, un pré­dé­ces­seur, car Elhad­ji Taya fut le pre­mier pré­sident de notre asso­cia­tion dénom­mée ANACIMM, dont nous avons la mis­sion d’être les arti­sans de la renais­sance », a décla­ré le nou­veau pré­sident du bureau exé­cu­tif de cette asso­cia­tion, l’artiste, chan­teur Issou­fou Ouma­rou alias Pheno.

En plus de ses cama­rades et amis artistes avec les­quels il entre­te­nait la flamme de la pas­sion musi­cale, Elhadj Taya avait aus­si le sou­tien et l’appui constant de son grand frère et mécène, Kazel­ma Taya, pré­sent lors de cette céré­mo­nie. L’artiste Elhadj Taya est décé­dé jeune, mais il a appor­té à sa façon beau­coup pour son pays, qui l’a hono­ré en bap­ti­sant le Centre de For­ma­tion et de Pro­mo­tion Musi­cale (CFPM Elhadj Taya) en son nom. « Pour nous artistes, il demeure une école de for­ma­tion musi­cale, une dis­co­thèque, bref une source d’inspiration », a dit Pheno.

Cré­dit Pho­tos : ABOUBACAR Magagi

Article : Media​Cul​ture​.info pour Was­sa’n Africa

 

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