Muda

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Thierry Biscary
Kalapita productions / Imusician - Sortie le 01/10/2020

MUDA, la chanson basque par Thierry Biscary

MUDA, le nou­vel album de Thier­ry Bis­ca­ry, défend une chan­son basque indé­pen­dante aux accents de folk indie. Il a pour toile de fond des his­toires de rési­liences pleines d’es­poir.

En eus­ka­ra (langue basque), muda signi­fie la mue.

Thier­ry Bis­ca­ry (1976, Anhaux) présente son deuxième opus. Il le fait pour la pre­mière fois en son nom propre, après avoir pas­sé des années dans dif­fé­rents groupes (Kala­kan, Hegiak…).

 

LA MUE

Ce disque évoque la mue au sens large, les évolutions ou révo­lu­tions per­son­nelles, les chan­ge­ments subis ou décidés de dif­fé­rents per­son­nages.

Il aborde éga­le­ment la dif­fi­cul­té du déve­lop­pe­ment per­son­nel. Ce sont des années de tra­vail sur soi, durant les­quelles cha­cun se débar­rasse peu à peu de ses vieilles peaux, tel un ser­pent fai­sant ses mues.
Pour ce faire, il raconte des his­toires vécues ou fan­tas­mées. Il est notam­ment aidé par les poètes et bert­so­la­ri (ver­si­fi­ca­teurs) : Uxue Alber­di, Leire Bil­bao, Jon Beni­to, Itxa­ro Bor­da, Xabier Euz­kitze, Jon Maia.

La plu­part des per­son­nages que l’on croise dans ces chan­sons sont en muta­tion. En effet, ils essayent de chan­ger leur vie. Seule­ment, cer­tains y arrivent, d’autres pas. L’un d’eux n’ar­rive pas à quit­ter sa petite amie, tan­dis que l’autre se tatoue pour se réap­pro­prier son corps vio­lé… Néan­moins, la plu­part arrivent à dépas­ser leur drame per­son­nel.

Ce sont des his­toires qui décrivent la capa­ci­té de rési­lience de cer­taines per­sonnes, la recherche de l’é­pa­nouis­se­ment. En fait, déci­der de chan­ger, prendre sa vie en main, renon­cer, évo­luer, c’est suivre le cours de la nature, les chan­ge­ments de sai­son, c’est la vie.

 

LA CHANSON BASQUE INDEPENDANTE

La chan­son basque por­tée depuis les années 70 par Beni­to Lertxun­di, Ima­nol, Mikel Laboa trouve une relève en la per­sonne de Thier­ry Bis­ca­ry. Il est accom­pa­gné de musi­ciens basques talen­tueux : Joel Merah, Amaiur Caja­ra­ville, Vian­ney Des­plantes, Mixel Ducau.…

Jéré­mie Garat a quant à lui réa­li­sé tous les arran­ge­ments. Ain­si, au quar­tet de cuivres Kobreak s’u­nit un trio de cordes (gui­tares, man­do­lines, contre­basse, vio­lon­celle…) pour sou­te­nir l’in­ter­pré­ta­tion vocale et les his­toires nar­rées par Thier­ry.

La musique de MUDA est douce, par­fois mélan­co­lique et elle porte aus­si en elle beau­coup d’es­poir. En d’autres termes, c’est comme pas­ser de l’hiver au prin­temps, arri­ver à car­na­val et se débar­ras­ser de la vieille année pour accueillir la nou­velle, avec force de vie et rem­pli d’es­poir.

 

UN OPUS INTIME

C’est un tra­vail intime que nous livre le chan­teur bas-navar­rais.

« En fin de compte, avec ces chan­sons, je dévoile des années de tra­vail thé­ra­peu­tique qui m’ont ame­né à être qui je suis aujourd’­hui. En fait, j’ai eu des dif­fi­cul­tés à défi­nir mon iden­ti­té, à prendre ma vie en main, seul. J’ai lais­sé les autres déci­der à ma place pen­dant long­temps. A pré­sent, je suis ma légende per­son­nelle, men­tion­née par Pau­lo Coel­ho dans son roman L’al­chi­miste. J’es­père don­ner envie à d’autres per­sonnes d’en­tre­prendre leur révo­lu­tion inté­rieure. » Thier­ry Bis­ca­ry

 

 

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